Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 18:15

Un organisme spécialisé, OASYS, a mené une étude pour Médiafor (1) entre janvier et septembre 2007 sur le recrutement des journalistes. Les recruteurs ont été interrogés particulièrement sur l’emploi des pigistes.

15% des entreprises qui ont répondu au questionnaire ont déclaré ne pas utiliser de pigistes réguliers et 29% ont avoué, elles, avoir plus de 30% de pigistes réguliers dans leur effectif. Mais 73% des entreprises interrogées ont déclaré avoir besoin de pigistes.

Lorsqu’un poste est vacant, 70% des entreprises interrogées ne le proposent pas à leurs pigistes. Il est proposé en interne dans 67% des cas.

A la question « Pensez-vous que la pratique de titularisation des pigistes est une bonne chose ? », elles sont 42% à avoir répondu affirmativement et 33% à y être opposées.

Celles qui disent embaucher les pigistes sont 37% à estimer que l’intégration est facile et le recrutement efficace ; 26% déclarent vouloir « fidéliser les meilleurs » et seulement 21% avancent des « raisons légales ».

Les motivations des entreprises non favorables à la titularisation des pigistes sont au moins aussi intéressantes : 47% veulent « garder de la flexibilité » et 27% « disposer  d’un vivier de compétences » ; 20% estiment que le pigiste « devient moins performant » lorsqu’il est intégré à la rédaction.

Ces résultats viennent confirmer que la précarité est une méthode de management des rédactions et qu’une tendance forte et permanente est de ne pas titulariser les pigistes.

(Extrait du code du pigiste édité par le SNJ-CGT)

(1) Mediafor Organisme paritaire collecteur agréé (OPCA) par l’Etat, MEDIAFOR met en œuvre la politique de formation définie par les partenaires sociaux du secteur de la Presse écrite, en cohérence avec les besoins des employeurs et des salariés.

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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /2009 12:34
Communiqué du SNJ-CGT 

Il n'est plus député, il a failli être ministre, mais aujourd'hui il n'est rien. Il s'ennuie et cherche à faire parler de lui.

Il se targue d'être le porte-voix du parti de son mentor, la voix de son maître, qui lui laisse un petit os à ronger: celui d'aboyer contre les médias, pourvu que ce soit outrancier et, éventuellement, insultant.
Il assène tout haut ce que son maître ne peut pas dire aussi crûment.
Sa dernière saillie vise les journalistes, tous accusés de vouloir faire "trébucher" le chef de l'Etat en osant critiquer l'hôte de l'Elysée.

Rien que ça!
Pour lui, comme hier, du temps de la voix de la France, les journalistes doivent se comporter comme lui, en courtisans de Nicolas Sarkozy.
Tel Don Quichotte bataillant contre les moulins à vent, le "porte-parole" de l'UMP tempête contre les médias qui n'encensent pas son héros. Mais si prompt à défendre les nantis du bouclier fiscal ou les libertés dans le vaste monde (à l'exception de la France),

M. Lefebvre n'a eu aucun mot de solidarité avec les salariés de la Poste qui luttent pour défendre leur statut, ni avec ceux de France Télécom qui comptent 25 suicidés.
Il ne s'est pas plus révolté contre les coups portés à l'avenir de France Télévision ni contre la nomination par le chef de l'Etat des dirigeants du service public.
Dérisoires les petites phrases de ce M. Lefebvre ! Et surtout pas crédibles.

Montreuil 20/10/09

Rappel : Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a lancé lundi devant la presse une nouvelle charge contre les médias et les "vilenies" de "certains journalistes", qu'il a accusés de vouloir "faire trébucher" Nicolas Sarkozy. Lefebvre avait un peu plus tôt estimé sur RTL que l'élection de David Douillet à la législative partielle de Poissy (Yvelines) était "la meilleure réponse à ce monde politico-médiatique qui cherche par tout moyen à détruire le président de la République". Puis lors du point de presse hebdomadaire au siège du parti présidentiel, M. Lefebvre a dénoncé les "vilenies quotidiennes, depuis un certain nombre de semaines, qui sont propagées à la fois par l'opposition et surtout par un certain nombre de journalistes qui n'ont qu'une idée en tête: faire trébucher le président de la République". Pour illustrer "les petites attaques permanentes qui plaisent tant au milieu politico-médiatique", le porte-parole a d'abord cité la "soi-disant affaire Mitterrand", évoquant "la curée" dans les médias visant selon lui à "salir" le ministre de la Culture. Puis, à propos de la probable accession de Jean Sarkozy à la tête de l'Etablissement public que La Défense (Epad), il a démenti l'idée "véhiculée par tout le monde" que la "nomination" du fils du chef de l'Etat "était le fait du prince".
"Ca n'a pas empêché que l'on ait eu toutes les unes de presse, de radios et de télévisions pendant cinq ou six jours (...) qui, avec rien, continuent d'en faire beaucoup", a t-il ajouté.
Soit "c'est parce que l'opposition ne fait plus son travail et du coup la presse et les médias prennent sa place
", soit c'est parce qu'"avec la course poursuite" sur internet, "on balance des informations non vérifiées", selon l'ex-député des Hauts-de-Seine, proche de Nicolas Sarkozy.
"Je vous engage à lire les titres de la presse aujourd'hui encore (...) C'est extrêmement édifiant de la manière dont certains médias veulent continuer à entretenir le feu sous la marmite", a t-il renchéri.
(avec AFP)

 

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Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /2009 09:17

Le 7 octobre, le ministre de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand, a affirmé devant la commission des Affaires culturelles de l'Assemblée nationale que le photojournalisme était "indispensable" au paysage culturel de la France et qu'il fallait "une énergie farouche pour faire comprendre que ce genre n'était "pas foutu".

Il a aussi évoqué la création d'une "caisse de compensation" pour aider les photojournalistes "ravagés par la crise", notamment ceux de l'agence Gamma qui font l'objet d'un plan social. Celle-ci permettra, selon lui, d'aider les photojournalistes et de leur servir d'agence pour trouver des débouchés supplémentaires. 

Interrogé sur l'agence Gamma, dont les 32 salariés et 14 photographes vont être licenciés, le ministre a estimé qu'il s'agissait d'un "cas particulier" tout en critiquant la gestion de l’agence "Il n'est pas impossible que Gamma se soit retrouvée dans une situation globalement défavorable au photojournalisme", mais aussi "dans une situation propre où peut-être la gestion n'a pas été suffisamment efficace".

Le 8 octobre, en réponse aux propos du ministre, le groupe Eyedea, qui coiffe l'agence Gamma, en redressement judiciaire, s'est dite opposée jeudi à la création d'une "caisse de compensation" pour aider les photojournalistes.  
"Nous ne pensons pas que cette proposition d'une caisse de compensation qui servirait d'agence soit une réponse adaptée à l'avenir du photojournalisme et à son besoin d'indépendance et de liberté d'expression", a affirmé le patron d'Eyedea, Stéphane Ledoux, dans un communiqué.
Il "s'étonne" également que Frédéric Mitterrand "puisse s'exprimer sur la gestion" de Gamma "alors même que malgré nos sollicitations répétées, nous n'avons pu obtenir de rendez-vous avec lui".

Les journalistes de l'agence Gamma, en redressement judiciaire, devraient être reçus au ministère dans les quinze jours, selon M. Mitterrand.
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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /2009 18:55

En 2008, sur un total de 37 301 journalistes, 6860 étaient des pigistes titulaires de la carte d’identité professionnelle, soit 18,40 %. Mais parmi les 2109 journalistes qui ont fait une première demande de carte de presse au cours de cette même année, ils étaient 843 pigistes, soit près de 40 %.

Près d’un journaliste français sur cinq est donc pigiste, par obligation souvent, et non par par choix. Et encore, ces chiffres, par définition, ne prennent pas en compte les pigistes qui, pour une raison ou une autre, n’ont pas obtenu cette fameuse carte qui s’apparente de plus en plus à un sésame professionnel.


 

Le quotidien des pigistes, c’est cela :

- Revenus inférieurs au SMIC (la Commission délivre la carte d’identité aux journalistes qui déclarent gagner la moitié du SMIC).

- Barèmes inexistants ou fixés à la tête du client (et aujourd’hui revus à la baisse), concurrence effrénée, retards ou refus de paiements.

- Soumission absolue aux exigences de l’employeur, travail demandé sans bon de commande, parfois jamais publié, treizième mois et congés payés inclus dans le tarif de pige annoncé.

- Refus de maintenir le salaire pendant la maladie et absence de protection sociale digne de ce nom.

- Pas de tickets restaurant, refus d’accès aux œuvres sociales du comité d’entreprise.

- Refus de reconnaître l’ancienneté, de payer les droits d’auteur en cas de réutilisation sur internet, d’accorder l’accès à la formation continue.

- Mépris de plus en plus affiché par certaines directions de rédaction, refus d’inscription comme électeur et éligible pour les élections aux institutions représentatives du personnel.

Qu’ils soient rédacteurs dans la presse écrite, à la radio ou à la télévision, reporters dessinateurs, secrétaires de rédaction, rédacteurs graphistes, reporters photographes ou journalistes reporters d’images, tous partagent le même sort.

Le pigiste français s’est vu reconnaître les mêmes droits sociaux que les permanents depuis le vote de la loi du 4 juillet 1974, dite loi Cressard.

Depuis trente quatre ans, les patrons des médias sont en contravention avec cette loi.

Le SNJ-CGT veut faire changer les choses. Il faut imposer le respect de la loi à un patronat qui se complait dans l’illégalité.

Le SNJ-CGT se déclare prêt à épauler ceux qui veulent éradiquer la précarité des rédactions et à faire appliquer les règles légales et conventionnelles, mais aussi à entreprendre toutes les actions juridiques nécessaires, avec ceux qui seront d’accord avec la démarche, pour faire cesser cette véritable ségrégation sociale dont souffrent les pigistes.

Le groupe de travail pigistes du SNJ-CGT fait un appel à tous pour recueillir le maximum de témoignages et de données chiffrées pour les publier sous forme de « Livre noir de la pige ».

 

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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /2009 12:03

Communiqué du SNJ-CGT

Sur le front de l’emploi, des salaires, des conditions de travail, des protections sociales, il y a urgence à se mobiliser dans l’unité la plus large, par tous les moyens (AG, arrêts de travail). D’autant plus que  le président Sarkozy a décidé d’avoir la main mise sur l’information, faisant peu de cas des journalistes et de leur déontologie, obsolète pour lui comme pour ses amis grands éditeurs. Ce qui compte, c’est l’argent et la communication à tout crin en leur faveur !

URGENCE POUR L’EMPLOI

De plans sociaux en départs « volontaires », de ruptures conventionnelles en licenciements secs,  les rédactions se vident de leurs forces vives. 

Des centaines d’emplois sont engloutis au détriment de la qualité de l’information. Les exemples sont nombreux : menaces à France Télévisions, à l’AFP, dans la presse magazine,  en PQR, etc. Proportionnellement, il y a plus de licenciements, de demandeurs d’emploi, de précarité dans la presse que dans toute autre catégorie professionnelle.

Le SNJ-CGT  PROPOSE :

 

D’interdire les licenciements dans les entreprises qui font des profits

De conditionner les aides publiques à des obligations de résultats en matière d’emploi, de conditions de travail et de salaires

D’instaurer des droits nouveaux de contrôle et d’intervention pour les salariés sur les choix des entreprises.

URGENCE POUR LES SALAIRES

L’année 2009  a été marquée par l’absence de négociations aussi bien au niveau de la branche que dans les entreprises.  Salaires bloqués et chute des revenus pour les journalistes rétribués à la pige, l’année est noire  et un nombre grandissant de journalistes se retrouvent smicards.

La CGT PROPOSE

De porter le smic à 1600 euros

Reconnaître les qualifications par le niveau de salaire. Le SNJ-CGT réclame un minimum pour les journalistes de deux fois le Smic.

Réguler la distribution des dividendes et la rémunération des dirigeants d’entreprises.

URGENCE POUR LES RETRAITES

C’est le dossier chaud des mois prochains avec la remise en cause  de la retraite à 60 ans, l’allongement de la durée des cotisations…

Pour un droit à la retraite à 60 ans  avec  75% du salaire (avec un minimum de 1600 euros), la  CGT  propose

  une cotisation assise sur tous les éléments de rémunération

  une contribution sur les revenus financiers

  une réforme de la cotisation patronale

 

 

 

 

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Le blog

Ce blog, créé par la section des Journalistes CGT (SNJ-CGT) de Midi-Pyrénées est ouvert aux adhérents actifs ainsi qu'à tout journaliste, militant ou citoyen interessé par l'actualité sociale et syndicale en rapport avec les médias.

Il est possible de participer à la vie de ce blog en envoyant des textes, réactions, coups de gueule à l'adresse
snjcgtmidpy@gmail.com sous réserve d'acceptation par le modérateur.

Rapido !

En direct des studios
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a rappelé la chaîne Direct 8 (groupe Bolloré) à ses obligations "d'honnêteté" à la suite d'une émission de Jean-Marc Morandini retransmettant les funérailles de Michael Jackson le 7 juillet dernier.
En effet, l’émission présentait des images incrustées de deux journalistes commentant la cérémonie avec la mention "En direct de Los Angeles", alors que les journalistes étaient dans les studios de Direct 8". Vive la déontologie !

Pic de H1N1 dans les JT

Près de 700 sujets ont été consacrés à la grippe H1N1 dans les journaux télévisés français depuis son apparition au Mexique, une communication "à outrance" plus importante qu'à l'époque de la vache folle, selon une étude de l'Institut national de l'Audiovisuel (Ina).

Cette année, la grippe H1N1 a donné lieu à 680 sujets, soit un sujet sur deux de la rubrique "santé", selon le baromètre thématique des JT de l'Ina. Un pic de 41 sujets a été atteint le 30 avril.

Du 24 avril au 4 mai, au moment de la propagation de la grippe depuis le Mexique, 200 sujets ont été consacrés à la maladie, soit 10 sujets par jour en moyenne.

"Désormais, informer, même à l'outrance, contribuerait à diminuer le risque", toujours selon l'Ina.

L'Institut de veille sanitaire (INVS) chiffre le nombre de morts par an, provoquées par les cancers d'origine professionnelle, dans une fourchette allant de 6.000 à 12.750. 70% des 2,4 millions de salariés exposés à des produits cancérigènes sont des ouvriers. Pas un mot dans les JT.

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Dessin extrait de La Décroissance, n°38,
avril 2007. BD de Dom et Druilhe
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