Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /2010 18:00
2010
Par Le Torchon Rouge - Publié dans : Déontologie - Communauté : Syndicalisme
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Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /2009 12:02

31/12/09 - Communiqué de la Fédération internationale des journalistes International Federation of Journalistes

 

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) appelle aujourd'hui à ce que les gouvernements et les Nations Unies agissent davantage pour protéger les journalistes, alors même que l'on annonce un terrible bilan de 137 journalistes et travailleurs des médias tués en 2009.

Selon la FIJ, le nombre d'assassinats ciblés de journalistes (113) est un des plus élevés jamais enregistrés, et ce malgré les appels des Nations Unies demandant aux gouvernements de mettre un terme à l'impunité.
A la fin de cette année qui s'est terminée par un grand nombre de décès parmi les travailleurs des médias, les Philippines, le Mexique et la Somalie sont désignés comme les pays les plus dangereux pour les journalistes.
"La baisse du nombre d'assassinats de journalistes l'an dernier n'aura pas duré très longtemps", a déclaré Jim Boumelha, Président de la FIJ. " L'effroyable massacre de 31 journalistes et travailleurs des médias aux Philippines en novembre et les récentes violences à l'encontre de nos collègues au Mexique et en Somalie ont transformé cette année en bain de sang pour les médias."

La liste de la FIJ présentant les décès des travailleurs des médias dans l'exercice de leurs fonctions est établie en collaboration avec INSI, l'Institut international pour la sécurité de la presse et totalise 137 journalistes et travailleurs des médias morts en 2009, contre 2008 répertoriés en 2008. Parmi ces 137 cas, 24 étaient des décès accidentels frappant des journalistes dans l'exercice de leurs fonctions.  
En Irak, pays qui a été durant le plus clair de la décennie le pays le plus dangereux  pour les journalistes, les décès dans les médias sont tombés à 5, contre 16 l'an passé, la crise politique s'étant un peu atténuée dans le pays.

Mais, cette année, les statistiques les plus choquantes viennent des Philippines, où 38 journalistes et travailleurs des medias ont été tués en 2009 - la plupart d'entre eux victimes d'un massacre dans la province de Maguindano le 23 novembre, qui a fait 31 victimes parmi les médias.
La FIJ estime que cette attaque sans précédent et la violence permanente contre les médias en d'autres endroits représentent un défi pour les gouvernements auxquels les Nations Unies ont demandé, en 2006, de prendre des mesures pour protéger les journalistes et les médias dans les zones de conflit.
"La question est de savoir si les gouvernements écoutent ou sont prêts à prendre sérieusement leurs responsabilités", a déclaré Aidan White, Secrétaire général de la FIJ. "La complaisance et l'indifférence ne peuvent être tolérées. La crise à laquelle sont confrontés les médias menace des vies innocentes et la démocratie elle-même."
En date du 31 décembre, la FIJ a enregistré l'information suivante concernant les décès de journalistes et de travailleurs des médias en 2009:
Assassinats ciblés: 113
Morts accidentelles: 24
Total des décès: 137

Pour la deuxième année consécutive, la région Asie-Pacifique est la région la plus meurtrière, avec 52 journalistes et travailleurs des médias tués. Les Philippines ont payé le plus lourd tribut, suite au massacre du 23 novembre, dans la province de Maguindano, qui a fait 31 victimes parmi les médias.
Se trouvent parmi les autres pays ayant subi de nombreuses disparitions parmi les travailleurs des médias :
Le Mexique    13
La Somalie    9
Le Pakistan   7
La Russie       6

En 2008, l'Irak, l'Inde et le Mexique étaient les pays les plus dangereux au monde. La Russie a rejoint cette année le peloton de 5 pays les plus dangereux. La FIJ soutient une campagne contre l'impunité dans ce pays et a lancé une base de données en ligne relative aux assassinats de journalistes, en collaboration avec deux des principales organisations chargées de surveiller les abus à l'encontre des journalistes : la Glasnost Defence Foundation et le Centre pour le journalisme en conditions extrêmes.

Le rapport complet de la FIJ sur les journalistes et les travailleurs des médias tués en  2009 sera publié à la mi janvier 2010. International Federation of Journalistes

La FIJ représente plus de 600.000 journalistes dans 125 pays

 

Par Le Torchon Rouge - Publié dans : Communiqués - Communauté : Syndicalisme
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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /2009 14:15

 

RTL et RMC annoncent des réductions d’effectifs pour cause de "crise".

Lagardère prépare pour Virgin Radio et RFM un "ajustement de ses réseaux locaux".

Le groupe de presse jeunesse Fleurus Presse présente "un projet de réorganisation et de licenciement".

Le Parisien/Aujourd'hui en France repousse à début 2010 la présentation de son plan de suppressions d'emplois sous la forme de départs volontaires "dans un esprit constructif".

Quelque 270 salariés de Radio France Internationale (RFI) sont candidats au départ volontaire dans le cadre du plan social prévoyant 201 licenciements sur un millier.

La direction de TDF (ex-Télédiffusion de France) propose un plan de départs "volontaires" concernant 374 postes.

La direction de Eyedea Press, propriétaire de l’agence Gamma, en redressement judiciaire, communique le plan social de 32 licenciements dont les 14 photographes (Voir ici PHOTOJOURNALISME: MITTERRAND REFLECHIT A UNE "CAISSE DE COMPENSATION", GAMMA LA REFUSE ).

Mi-2010, le chômage reviendrait à "son plus haut niveau depuis 1999", selon le Bureau international du Travail (BIT). Un million de chômeurs épuiseront leurs droits à indemnisation en 2010, après 850.000 en 2009, selon une note de Pôle emploi.

77% de Français ne jugent "pas efficace" la politique de Nicolas Sarkozy contre le chômage.

Revue de détails de l'année 2009 par Le Torchon Rouge


PECHINEY A AUZAT 1124 pour snj cgt light

Création de Rémy pour Le Torchon Rouge

RTL, a engagé un plan de réduction des coûts à la demande de son actionnaire, le groupe européen RTL Group, lui-même propriété du géant allemand des médias Bertelsmann: 20 millions d'économies seront faites sur trois ans, 2009 compris. Cette réduction de coûts se soldera notamment par un plan de départs "volontaires" d'une trentaine de salariés non journalistes (200 salariés).

Le groupe Lagardère réfléchit lui aussi à des mesures d'économie dans ses stations musicales Virgin Radio et RFM. Lagardère, qui détient aussi Europe 1, a présenté "sa situation économique et financière au Conseil supérieur audiovisuel" (CSA) pour faire part du "contexte économique difficile" et parle d'un "ajustement de ses réseaux locaux", qui se traduira selon les syndicats par la suppression d'une quarantaine de postes. Parmi les villes concernées figurent Dax, La Rochelle, Clermont-Ferrand, Reims, Tours et Besançon. D'autres stations, dont Avignon et Figeac, seraient fermées, la direction prétextant "une présence locale trop importante par rapport à la concurrence", selon le SNJ-CGT.

Le Comité d'entreprise du groupe de presse jeunesse Fleurus Presse ("Vanille", "Abricot", "Les Zouzous"...), cédé en juin par le groupe Le Monde à une société détenue par Financière de Loisirs et un fonds d'investissement, a dénoncé un projet de licenciement économique de huit salariés, présenté fin novembre par la direction. La direction a présenté le 30 novembre un projet de réorganisation et de licenciement de six journalistes et deux employés "en raison de l'évolution économique de l'entreprise". Le CE a émis un avis défavorable sur le projet de licenciement, contestant la nécessité économique puisque l'entreprise prévoit un résultat positif de 1,2 million d'euro pour 2010. Fleurus Presse compte près de 70 salariés.

La direction du Parisien/Aujourd'hui en France a repoussé à début 2010 la présentation de son plan de suppressions d'emplois sous la forme de départs volontaires "dans un esprit constructif" après que trois syndicats ont dénoncé un "manque de visibilité" des projets de la direction. La direction du Parisien a présenté fin novembre un projet prévoyant une nouvelle formule du journal assorti d'un plan de 35 départs volontaires sur le "tronc commun" (l'édition nationale). Ce plan devait être suivi de deux autres début 2010 concernant les éditions départementales de Paris et la Petite Couronne puis de la Grande Couronne.

Quelque 270 salariés de Radio France Internationale (RFI) sont candidats au départ volontaire dans le cadre du plan social prévoyant 201 licenciements sur un millier, selon la direction, qui souhaite pour l'heure s'en tenir au chiffre du plan social. "270 salariés se sont déclarés volontaires au départ. Compte tenu du nombre important de candidatures, des choix seront opérés pour donner des réponses positives, dans un premier temps à hauteur de 201 départs", explique la direction. Chez les journalistes, il y a davantage de candidats au départ - environ la moitié des 270 salariés concernés - que de postes supprimés, a-t-elle détaillé, jugeant les conditions de départ "intéressantes". Le plan social annoncé en janvier prévoyait initialement 206 suppressions d'emplois mais comme cinq postes étaient déjà non pourvus, le chiffre a été fixé à 201. Le plan prévoit également la fermeture de six rédactions de langues (allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien). Environ 80 postes doivent disparaître dans les rédactions de langues, une vingtaine à la rédaction en français. Les syndicats SNJ-CGT, SNRT-CGT, SNJ et FO avaient dénoncé une "fuite des cerveaux", estimant que le nombre élevé de candidats au départ était un "désaveu" pour la direction.

TDF (ex-Télédiffusion de France, 2.400 salariés) a annoncé en juin un "projet de transformation" lié à la fin de la diffusion de la télévision analogique, prévue fin 2011, qui doit diviser par deux le nombre d'émetteurs. La direction a proposé un plan de départs "volontaires" concernant 374 postes mais, en novembre, après sondage des salariés, tous les syndicats l'ont rejeté et ils craignent désormais l'annonce d'un plan social plus drastique. Le groupe a annoncé le départ du patron Patrick Babin et l'arrivée aux affaires sociales de Patrick Puy, l'ex-PDG de Moulinex...

Le chômage, premier sujet de préoccupation et de mécontentement des Français, continuera sa hausse à l'horizon de juin 2010 mais "à un rythme plus modéré" qu'en 2009 selon l'Insee. La courbe du chômage, tombée brièvement début 2008 à son plus bas niveau en 25 ans mais loin du plein emploi, grimperait à 9,4% en décembre puis à 9,8% en juin 2010, soit 9,8% et 10,2% en incluant l'outre-mer.

Mi-2010, le chômage reviendrait à "son plus haut niveau depuis 1999", alors que le Bureau international du Travail (BIT) et l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) s'inquiètent de voir s'installer un chômage de masse comme dans les années 1990, préjudiciable à la stabilité budgétaire et à une reprise de la demande, dont la consommation reste en France le grand moteur. Raymond Torres, du BIT, appelle ainsi à se méfier du discours sur les contraintes fiscales et la dette publique. "Pour certains, on a l'impression qu'il suffirait d'ouvrir une Croix-Rouge sociale et que, pas de chance, après avoir aidé les banques, il n'y aurait plus d'argent pour éviter des licenciements supplémentaires ou aider ceux qui ont perdu leur emploi". Il souligne que "sur le plan économique, c'est contreproductif", "il faut au contraire à tout prix éviter l'éviction hors du marché du travail de nombreux chômeurs, très difficiles ensuite à réinsérer".

Un an après la création de Pôle emploi, le gouvernement lui a affecté de nouveau des renforts, mais seulement temporaires, 1.000 CDD annoncés par le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez. Un million de chômeurs épuiseront leurs droits à indemnisation en 2010, après 850.000 cette année, selon une note de Pôle emploi. FO, la CGT et la CFTC crient à l'"urgence" alors que le patronat admet "un vrai sujet" mais veut "plus d'éléments pour réfléchir".

La France a continué à détruire des emplois au troisième trimestre 2009, au même rythme qu'au deuxième trimestre selon l'Insee. L'Insee a annoncé que les destructions nettes d'emplois s'étaient poursuivies au troisième trimestre "dans la lignée" du deuxième (-80.700 après -87.000), alors qu'une estimation provisoire il y a un mois faisait apparaître une spectaculaire décélération.

77% de Français ne jugent "pas efficace" la politique de Nicolas Sarkozy contre le chômage, selon le baromètre mensuel Viavoice/Libération.

Par Le Torchon Rouge - Publié dans : Vos droits - Communauté : Syndicalisme
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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /2009 10:50

Le 3 décembre dernier des reporter-photographes ont été empêchés de travailler lors de l’action de Greenpeace dans l’enceinte de l’Assemblée nationale (voir ici le communiqué du SNJ-CGT CIRCULEZ Y'A RIEN A VOIR ! ). Des « officiers de presse » ont tenté sans succès de récupérer la carte à puce des photographes qui avaient pu effectuer leur travail. "Dès qu'il y a un incident dans l'hémicycle, on est empêché de travailler" relève un photographe de l’AFP. Les photographes disent ainsi ne plus avoir le droit de se pencher de leur tribune, de se lever, d'appuyer le téléobjectif sur la rambarde en velours et ne peuvent entrer dans l'hémicycle que cinq minutes avant le début de la séance, au lieu de quinze minutes auparavant.  "Dès qu'on fait des gros plans de gens qui lisent le Canard enchaîné ou qui font autre chose dans l'hémicycle, les huissiers viennent nous voir et nous disent d'arrêter de faire des photos", ajoute un photographe.

Le Torchon Rouge publie ici les conclusions d’un séminaire de la Fédération européenne des journalistes (FEJ) qui s’est tenu les 13 et 14 décembre 2008 sur le photojournalisme.

A une époque où les images et les photos prennent une place de plus en plus importante dans notre environnement culturel et médiatique, les photojournalistes sont confrontés à une menace de plus en plus grave, une crise dont l’enjeu est leur survie. La reconnaissance de contrats justes est une bataille qu’il faut impérativement remporter pour assurer un avenir sûr au photojournalisme professionnel.

Ces dernières années, la profession a du faire face à des changements décisifs, parmi lesquels une baisse importante du prix de vente des images, une augmentation sans précédent de la concurrence avec les photographes amateurs et citoyens et la disponibilité d’images gratuites sur Internet.

Parallèlement, de nombreux photojournalistes travaillent de manière de plus en plus isolée et doivent être mieux intégrés dans la politique syndicale générale.

Les participants à la réunion ont également exprimé une grande inquiétude au sujet des difficultés de plus en plus insurmontables auxquelles les photojournalistes sont confrontés pour accéder à des espaces publics et pour effectuer leur travail sous une surveillance policière de plus en plus stricte en raison de législations anti-terrorisme très restrictives en vigueur en Europe.

L’assemblée, composée de 50 participants venant de 20 pays européens, a adopté les conclusions suivantes :

  Que la FEJ devrait intégrer le photojournalisme dans toutes ses activités, dont l’Initiative pour un journalisme éthique de la FIJ qui a été lancée cette année, et devrait chercher à mieux représenter les photojournalistes dans ses groupes d’experts.  Cela comprend également l’action annuelle de la FEJ organisée chaque 5 novembre et intitulée « Tous debout pour le journalisme ». Par exemple, les syndicats membres pourraient promouvoir des codes éthiques pour le photojournalisme au niveau national;

  Que la FEJ/FIJ devrait mener une campagne en collaboration avec les syndicats nationaux et d’autres associations de créateurs sur le thème des contrats justes, qui sont une condition pour des normes professionnelles et de qualité dans le secteur du photojournalisme;

  Que la FEJ et ses syndicats membres doivent promouvoir les bonnes pratiques existantes dans le domaine des conditions de travail pour les photojournalistes;

  Que la FEJ et la FIJ doivent exiger une assurance des employeurs du secteur des médias lorsque les journalistes se rendent dans des zones dangereuses;

  Que les syndicats membres doivent promouvoir la mise en réseau entre photojournalistes et avec les photojournalistes, augmenter le recrutement de photojournalistes (hommes et femmes), établir des structures de dialogue performantes quand elles n’existent pas et favoriser le travail collectif au niveau du syndicat national.

Sur les droits d’auteur :

  Que la FEJ et ses affiliés mènent des campagnes de sensibilisation sur l’importance de respecter les droits patrimoniaux et moraux pour chaque utilisation de photographies, y compris pour la reproduction des photos dans la version en ligne des journaux et magazines, archives, bibliothèques et base de donnée.

  Que la FEJ et ses affiliés mènent une campagne pour s’assurer qu’aucune législation sur les « œuvres orphelines » ne soit adoptée qui fragilise les principes fondamentaux de droits d’auteur, y compris les droits des photographes en tant qu’auteurs de leurs photos.

  Que tous les affiliés de la FEJ se penchent de manière urgente sur la question de savoir quand et si les licences collectives pour les photographes (et les autres œuvres journalistiques) sont appropriées, notamment en ce qui concerne les propositions émises par les musées, les bibliothèques et Google de numériser les livres, journaux et magazines et les rendre accessible au public ; et que tous les affiliés doivent informer la FEJ de leur position sur ce sujet.

Sur la convergence et le journalisme multimédia :

  Que les affiliés de la FEJ exigent que les conventions collectives et les contrats individuels augmentent les tarifs lorsqu’un rôle plus important est exigé dans le travail journalistique ;

  Que la formation devienne une pré-condition à l’ajout de tâches supplémentaires.

Sur l’accès aux lieux publics, législation antiterroriste et interaction avec les cabinets d’avocats

  Que les affiliés de la FEJ fasse la promotion des recommandations sur l’accréditation des photographes aux événements importants, adoptées par l’Assemblée Générale de la FEJ en 2007, qui devrait être adopté dans chaque pays.

  Que la FEJ et ses affiliés défendent le besoin des photographes d’accéder aux pools de photographes.

  Que le comité exécutif de la FEJ s’implique dans le problème croissant du manque d’accès des journalistes aux espaces publics, y compris les rues, les manifestations publiques, les centres commerciaux, etc. – peut-être en organisant un séminaire sur ce thème- et les membres de la FEJ devraient demander à leur gouvernement de délimiter la reconnaissance de la carte de presse par la police et les autres institutions publiques et d’indiquer les règles applicables en la matière.

  Que chaque affilié développe des recommandations internes sur la manière de se comporter avec la police en cas de conflit et que la FEJ inclut ces recommandations dans une base de données et mandate un juriste pour suivre ces questions.

  Que la FEJ organise un séminaire sur ce thème impliquant des personnalités politiques européennes et fasse de la publicité autour de ces pratiques.

Sur l’égalité des genres :

  Que les conditions de travail des femmes photojournalistes soient minutieusement examinées afin de s’assurer qu’elles reçoivent un traitement égal dans la profession et dans le syndicat

  Qu’une juste représentation du genre soit renforcée dans la photographie de presse et que le dialogue sur ce sujet se consolide dans les syndicats.

Sur le recrutement et la syndicalisation

  Que les syndicats membres de la FEJ encouragent le recrutement des journalistes de toutes les catégories, y compris les photojournalistes;

  Que la FEJ et ses syndicats membres lancent une campagne contre tous les obstacles légaux au droit des syndicats à syndiquer les journalistes freelance, comme c’est le cas par exemple en Turquie.

 

 

Par Le Torchon Rouge - Publié dans : photo - Communauté : Syndicalisme
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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /2009 21:58

...pour donner pratiquement la même heure en même temps, il suffit qu'au départ elles aient été mises à l'heure et dotées du même type de mouvement, de sorte qu'en suivant son propre mouvement chacune d'elles s'accordera grosso modo avec toutes les autres. La similitude du mécanisme exclut toute machination »
Alain  Accardo, « Un journalisme de classe moyenne », in Pascal Durand (dir.) Médias et censure. Figures de l'orthodoxie, Liège, Ed. de l'Université de Liège, 2004 ; p.46-47


Sur les 13 milliardaires que compte la France, 7 sont patrons de médias.


photo : Christian Bellavia pour Le Torchon Rouge

Le soir de son élection, Nicolas Sarkozy fête sa victoire au Fouquet’s avec la fine fleur du patronat médiatique (Bernard Arnault, Martin Bouygues, Serge Dassault, Alain Minc, François Pinault ou Albert Frère, actionnaire de M6) ; dans la semaine qui suit, il part se reposer sur le yacht de Vincent Bolloré propriétaire d’une télévision et d’un journal gratuit ; il revient ensuite en France pour composer un gouvernement dont deux ministres sont mariés à des journalistes vedettes de la télévision publique

 

Par Le Torchon Rouge - Publié dans : photo - Communauté : Syndicalisme
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Le blog

Ce blog, créé par la section des Journalistes CGT (SNJ-CGT) de Midi-Pyrénées est ouvert aux adhérents actifs ainsi qu'à tout journaliste, militant ou citoyen interessé par l'actualité sociale et syndicale en rapport avec les médias.

Il est possible de participer à la vie de ce blog en envoyant des textes, réactions, coups de gueule à l'adresse
snjcgtmidpy@gmail.com sous réserve d'acceptation par le modérateur.

Rapido !

En direct des studios
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a rappelé la chaîne Direct 8 (groupe Bolloré) à ses obligations "d'honnêteté" à la suite d'une émission de Jean-Marc Morandini retransmettant les funérailles de Michael Jackson le 7 juillet dernier.
En effet, l’émission présentait des images incrustées de deux journalistes commentant la cérémonie avec la mention "En direct de Los Angeles", alors que les journalistes étaient dans les studios de Direct 8". Vive la déontologie !

Pic de H1N1 dans les JT

Près de 700 sujets ont été consacrés à la grippe H1N1 dans les journaux télévisés français depuis son apparition au Mexique, une communication "à outrance" plus importante qu'à l'époque de la vache folle, selon une étude de l'Institut national de l'Audiovisuel (Ina).

Cette année, la grippe H1N1 a donné lieu à 680 sujets, soit un sujet sur deux de la rubrique "santé", selon le baromètre thématique des JT de l'Ina. Un pic de 41 sujets a été atteint le 30 avril.

Du 24 avril au 4 mai, au moment de la propagation de la grippe depuis le Mexique, 200 sujets ont été consacrés à la maladie, soit 10 sujets par jour en moyenne.

"Désormais, informer, même à l'outrance, contribuerait à diminuer le risque", toujours selon l'Ina.

L'Institut de veille sanitaire (INVS) chiffre le nombre de morts par an, provoquées par les cancers d'origine professionnelle, dans une fourchette allant de 6.000 à 12.750. 70% des 2,4 millions de salariés exposés à des produits cancérigènes sont des ouvriers. Pas un mot dans les JT.

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Dessin extrait de La Décroissance, n°38,
avril 2007. BD de Dom et Druilhe
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