Après l'adoption de la loi de 1881 sur la liberté de la presse, de nombreuses associations se sont créées. Elles se sont regroupées en 1887
dans le Comité général des associations de la presse française.
Le 9 janvier 1918, en pleine guerre, une douzaine de journalistes se réunissent à Paris et proposent de créer un groupement syndical. Le Syndicat national des journalistes est officiellement créé
le 10 mars 1918.
Le 11 avril 1937, les dernières associations (Le Syndicat des journalistes du mouvement social, proche de la CGT, et l'Association syndicale des journalistes professionnels) réalisent l'unité
syndicale avec le SNJ.
Un syndicat né avec le Front populaire
En plein Front populaire et alors que la CGT est réunifiée, le vieux débat sur l'adhésion du SNJ est relancé. Un référendum tranche : 57% des adhérents du SNJ se déclarent en faveur de
l'indépendance.
La tendance favorable à la CGT, autour de Jean-Maurice Hermann et Daniel Mayer, futur ministre du travail et président de la Ligue des Droits de l'Homme (tous deux reporters au Populaire),
Maurice Harmel (Le Peuple), Charles Boullay-Duparc (Le Petit Parisien), Jean Guignebert (Radio-Cité) ou Eugène Morel, créera alors le SNJ-CGT.
Cette création se fera sans conflit, au contraire, le SNJ acceptant la double appartenance dans ses statuts. Ainsi Jean-Maurice Hermann, l'un des pères fondateurs du SNJ-CGT, restera secrétaire
général du SNJ jusqu'à la déclaration de la guerre.
A l'origine des ordonnances de 1944
De nombreux adhérents du SNJ-CGT se sont engagés dans la Résistance. Dès 1943, Jean-Maurice Hermann, Daniel Mayer et Jean Guignebert participeront à la Commission de la presse au sein du Conseil
national de la Résistance et seront à l'origine des "ordonnances de 1944".
En octobre 1944, Eugène Morel reconstitue le SNJ-CGT qui rassemble environ 2500 membres. Sa représentativité lui permet alors d'obtenir d'incontestables succès : augmentations de salaires, mois
double pour les journalistes après un an d'ancienneté.
Les anciens membres du SNJ rejoignent le SNJ-CGT dès la fin de 1945 et au début de 1946. Cette reconstruction syndicale (Le SNJ-CGT, syndicat unique compte 4100 adhérents et 51 sections en
décembre 1946) marque la radicalisation des journalistes et la fin de leur superbe isolement corporatif.
Hélas, cette unité ne résistera pas à la guerre froide. La scission de FO donnera l'occasion aux tenants de l'autonomie et du corporatisme de recréer le SNJ.
Un congrès tenu à Paris en février 1948 verra 49 des 60 sections départementales se prononcer pour l'autonomie.
Une volonté de dépasser le corporatisme
Toutefois, un certain nombre de journalistes proclameront leur fidélité à un syndicalisme confédéré et décideront de rester au SNJ-CGT. Jean-Maurice Hermann, le secrétaire général du SNJ
d'avant-guerre, devient alors secrétaire général du SNJ-CGT et son ancien compagnon de combat dans la Résistance, Eugène Morel, trésorier général du SNJ-CGT de 1938 et secrétaire général du
SNJ-CGT en 1946, prend la direction du SNJ reconstitué.
Les liens d'amitié demeureront cependant entre les hommes et l'unité perdurera dans l'action. Jusqu'à ce qu'un nouveau syndicat soit créé en 1950, le SNJ-CGT-FO !
Ainsi, donc, le SNJ-CGT est né de la volonté de journalistes de dépasser les limites étroites du corporatisme pour participer à la construction de solidarités
entre tous les salariés. C'est le même sentiment qui nous anime aujourd'hui.
Près de 700 sujets ont été consacrés à la grippe H1N1 dans les journaux télévisés français depuis son apparition au Mexique, une communication "à outrance" plus importante qu'à l'époque de la vache folle, selon une étude de l'Institut national de l'Audiovisuel (Ina).
Cette année, la grippe H1N1 a donné lieu à 680 sujets, soit un sujet sur deux de la rubrique "santé", selon le baromètre thématique des JT de l'Ina. Un pic de 41 sujets a été atteint le 30 avril.
Du 24 avril au 4 mai, au moment de la propagation de la grippe depuis le Mexique, 200 sujets ont été consacrés à la maladie, soit 10 sujets par jour en moyenne.
"Désormais, informer, même à l'outrance, contribuerait à diminuer le risque", toujours selon l'Ina.
L'Institut de veille sanitaire (INVS) chiffre le nombre de morts par an, provoquées par les cancers d'origine professionnelle, dans une fourchette allant de 6.000 à 12.750. 70% des 2,4 millions de salariés exposés à des produits cancérigènes sont des ouvriers. Pas un mot dans les JT.
