Agence France Presse

Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /2009 22:56

Le mercredi 2 décembre, au cours de la première série d’auditions par la Commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale, présidée par Michèle Tabarot (UMP), consacrées à "l'avenir de l'Agence France-Presse", les représentants de six syndicats (CFE-CGC, CFDT, CGT, FO, SNJ et SUD) ont exposé leur opposition au projet de réforme du statut, proposé par l'actuelle direction à la demande du gouvernement.

Les représentants syndicaux de l'AFP ont annoncé l'organisation d'un référendum dans l'entreprise sur une éventuelle réforme du statut de l'AFP demandant aux personnels de se prononcer sur le projet de réforme du statut de l'AFP défendu par son PDG Pierre Louette.

Le référendum se déroulera entre le 12 et le 26 janvier pour répondre à la question "Approuvez-vous le projet de nouveau statut défendu par le PDG et comportant la transformation de l'AFP en société par actions ?".

Le PDG de l'AFP, également auditionné par la Commission, a réagit à cette annonce. "Poser la question, c'est y répondre", a-t-il dit, soulignant qu'il avait "déjà anticipé une désapprobation massive, sinon très majoritaire" à cette consultation. Il a rajouté attendre cette consultation de façon "sereine et joviale" et n'a pas hésité ensuite à accuser l'ensemble des syndicats de se tenir dans une "posture idéologique et politique".

Voici le texte de l’intersyndicale dans son intégralité :

L'intersyndicale toutes catégories a décidé mercredi d'organiser un référendum-consultation du personnel sur le projet de réforme du statut de l'AFP défendu par son Pdg Pierre Louette.
Ce référendum se tiendra du 12 au 26 janvier 2010 inclus, sous la forme d'un vote électronique.
Pourront y participer tous les salariés de statut siège inscrits sur les listes actualisées des élections professionnelles. L'intersyndicale déplore, faute de registre des personnels à l'international, de ne pas être en mesure de les faire participer.
Le référendum portera sur la question suivante:
"Approuvez-vous le projet de nouveau statut défendu par le Pdg et comportant la transformation de l'AFP en société par actions ?".
Un comité d'organisation a été mis en place ce jour pour veiller au bon déroulement du scrutin. Il est composé de deux représentants par organisation syndicale (un journaliste, un non-journaliste). L'intersyndicale propose à la Société des journalistes (SDJ) d'y déléguer un observateur.

CFE-CGC - CFDT - CGT - FO - SNJ - SUD

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Samedi 3 octobre 2009 6 03 /10 /2009 10:48

« L'AFP ne peut fonctionner que si celui qui paye ne commande pas »  (Jean Marin, PDG de l'AFP de 1954 à 1975)

Le statut de l'AFP

Le statut de l’Agence France-Presse est déterminé par la loi du 10 janvier 1957 signée par François Mitterrand.

L’Agence France-Presse a une forme juridique très particulière. Elle n’est ni un organisme public, ni une société privée. C’est un organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré selon les règles commerciales.
L’article 1er de la loi du 10 janvier 1957 pose que l’Agence France-Presse a pour objet :
- «de rechercher, tant en France (…) qu’à l’étranger, les éléments d’une information complète et objective»
- «de mettre, contre paiement, cette information à la disposition des usagers».
L'article 2 définit des "obligations fondamentales:
- «L’Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d’influences ou de considérations de nature à compromettre l’exactitude ou l’objectivité de l’information ; elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d’un groupement idéologique, politique ou économique»
«L’Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance»
«L’Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l’existence d’un réseau d’établissements lui conférant le caractère d’un organisme d’information à rayonnement mondial»

Création de l'AFP et son statut d'indépendance

Au sortir de la seconde guerre mondiale, la branche information de l'ex-agence HAVAS, l'Office français de propagande qui avait collaboré, renaît de ses cendres sous l'impulsion de journalistes issus de la Résistance ou ayant combattu dans l'exil. Elle s'appellera Agence France-Presse et vivra 13 ans sous le régime provisoire d'un établissement public doté de la personnalité civile et de l'autonomie financière.

En 1957, un nouveau statut assurant son indépendance lui est donné. Une loi votée dotera enfin la grande agence française d'un statut définitif qui lui apportera, outre l'indépendance à l'égard du gouvernement (voir art.2 du statut), garantie par un Conseil Supérieur formé de personnalités extérieures aux pouvoirs en place, une structure et des règles de fonctionnement proches de celles d'une coopérative de l'ensemble de la presse française.

Dans un discours prononcé le 29 février 1960 devant l'Académie des Sciences morales et politiques, Jean Marin (ancien de l'émission de la BBC «les français parlent aux français» et PDG de l'AFP de 1954 à 1975) dira :

«Au 1er Janvier 1957, l'Agence France-Presse devenait Indépendante, au même titre que l'Agence américaine « Associated Press » ou l'Agence britannique « Reuter ». En un moment de l'Histoire où les Etats préféraient d'ordinaire se déployer plutôt que se contenir, le Parlement français, ses deux Chambres unanimes, à la demande du Gouvernement, renonçaient à l'emprise, même relative, de l'Etat sur l'Agence d'Information française.». Rajoutant qu' «A la notion de subvention se substituait celle de « convention » et encore celle-ci portait-elle sur des services professionnels effectivement rendus par l'Agence à ses clients du secteur public. Une garantie complémentaire était donnée à l'Agence à qui son nouveau statut d'indépendance imposait trois obligations fondamentales, sa charte, en quelque sorte. Cette garantie complémentaire tenait en la création au sommet de l'Agence, d'un Conseil supérieur composé de membres élus, chargé de veiller avec une autorité absolue sur l'application rigoureuse des trois obligations fondamentales »

«Aucune autre Agence du monde libre, ni a fortiori de l'autre, ne possède un tel Conseil, garantissant à ce point à ses usagers l'exactitude et l'objectivité 'de ses informations en même temps que la constante indépendance de sa démarche.
Ainsi, Messieurs, s'était opérée une transformation complète qui constitue bien, me semble-t-il, une contribution exceptionnelle à la liberté de l'information. Le tait que l'événement se soit produit en France, à contre-courant d'un mouvement étatique et autoritaire, ne saurait laisser Indifférent. Il est propre à inspirer de la fierté à nous tous qui croyons à la suprématie de la liberté de penser et d'informer et qui savons qu'aux yeux du monde l'exacte mission de la France, dans ce domaine, s'est toujours reconnue à des traits de cette sorte. Ceux qui ont préféré sauver l'instrument en s'en dessaisissant plutôt que le rendre peu à peu caduc en le gardant, ont fait preuve de sagesse, comme leurs successeurs le font de clairvoyance en continuant de suivre la voie ainsi ouverte.»

Le législateur de l'époque, qui aurait pu se saisir de l'Agence, dans cette période de fragilité économique et instable d'après-guerre, a donc préféré donner et garantir aux citoyens une information indépendante de tout pouvoir économique et politique.

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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /2009 19:02

Les risques du projet Louette

Aujourd'hui le «statut de la liberté» est menacé par un projet, bien avancé dans sa rédaction et mené par l'actuel PDG, Pierre Louette, ancien du cabinet Balladur. 

Ce projet prévoit, sous sa forme juridique, la transformation de l'AFP en société anonyme à capitaux publics qui, sans aucun doute, est une étape intermédiaire dans le processus de privatisation (voir les précédents comme France télécom ou la Poste aujourd'hui) et une véritable «atomisation» rédactionnelle de l'AFP et du métier d'agencier tel que nous le connaissons.

Une agence de presse généraliste se doit d'offrir un éventail d'information qui ne doit pas être soumis nécessairement à une rentabilité immédiate.

L'information «vendeuse» et rentable de suite tel le «people» ne doit pas prendre le pas ni occulter le reste. Un coup d'Etat au Honduras doit être couvert autant qu'une élection cantonale partielle en France.

L'actuel PDG souligne que le changement de statut est nécessaire au nom de son développement. Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, qualifie de «nécessité» la modernisation de l'AFP.

Le pouvoir actuel lie la «nécessaire» modernisation à la transformation de son statut d'indépendance.

Pourtant depuis sa création et sous son statut, l'agence n'a cessé d'évoluer et de se développer : création du service photo international en 1975 (aujourd'hui l'un des plus rentables), création des services vidéo, multimédia, infographie, création de filiales, participation, partenariat avec d'autres agences, etc.

La contribution de l'Etat au budget de l'AFP est passée de 80% à moins de 40% aujourd'hui, démontrant que l'AFP a su s'adapter et que le statut n'a jamais été en rien un frein à son développement.

Dans une tribune parue dans le quotidien le Monde, le 30 septembre 2009, Claude Moisy, journaliste 35 ans durant à l'AFP puis PDG de 1990 à 1993, affirme : «L'AFP ne pourra résister au changement de statut qu'on lui prépare», ajoutant «Sans connaître les intentions des responsables du dossier, je veux leur dire ma conviction que l'introduction d'intérêts particuliers condamnerait l'agence à la disparition plus ou moins rapide. Il est impensable qu'aucun homme d'affaires, aucune société, aucune autre institution que l'Etat lui-même mette longtemps de l'argent dans une entreprise structurellement déficitaire sans attendre finalement un retour sur son investissement. Si une telle "ouverture" était pratiquée elle entraînerait un jour des restructurations, des réductions, des réorientations qui changeraient radicalement la nature de l'entreprise au point de lui faire perdre son caractère global.»

 

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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /2009 18:59

Abandon du plan Louette puis table ronde

L'intersyndicale toutes catégories de l'AFP a lancé une pétition http://www.sos-afp.org/ qui a recueilli à ce jour près de 20.000 signatures dont :

Henri Alleg, Kader Arif, Florence Aubenas, J.M. Ayrault, Raymond Aubrac, Martine Aubry, F. Bayrou, Patrick Bloche, Hervé Bourges, Rony Brauman, M.G. Buffet, J.P. Chevénement, Pierre Cohen, Bertrand Delanoë, Cécile Duflot, Laurent Fabius, Susan George, Stéphane Hessel, François Hollande, Théo Klein, Jack Lang, Catherine Lemorton, Martine Martinel, Fédérico Mayor, Danielle Mitterrand, Gilbert Mitterrand, Ségolène Royal, Catherine Tasca, Catherine Trautman, Dominique Voynet, etc. plus tous les dirigeants syndicaux.

Patrick Bloche, député de Paris, a saisi le 15 septembre dernier, au nom du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Madame Michèle Tabarot, Présidente de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation, «pour qu'elle prenne une initiative visant à la création d'une mission d'information sur l'évolution du statut de l'AFP ou à l'organisation rapide d'auditions de la Commission permettant d'éclairer la représentation nationale sur les enjeux de la réforme annoncée».

Mme Tabarot a répondu que «la Commission des Affaires culturelles et de l'Education de l'Assemblée nationale mènera toutes les auditions nécessaires, afin d'être informés des enjeux et des interrogations suscités». Elle propose que «ces auditions puissent débuter avant que le projet de loi ne soit présenté afin que nous ayons l'opportunité de travailler en amont (sic) sur cette réforme.»

Le PDG, Pierre Louette, s'est dit «disposé à éclairer les députés de la façon la plus complète possible sur les enjeux de cette réforme qu'(il) appelle de (ses) vœux».

Les personnels eux exigent majoritairement l’abandon du plan puis une table ronde afin d’être représentés par leurs élus dans le débat. Le 16 septembre, avant une grève de 6 heures suivie très largement par l'ensemble des salariés, l'intersyndicale (CGT, SNJ, FO, Sud) de l'AFP toutes catégories a exigé :

L'abandon du projet de réforme transformant l'AFP en société anonyme, fût-ce à capitaux publics, puis la convocation d'une table ronde pour examiner les moyens permettant à l'AFP de continuer à remplir ses missions sous son statut actuel.

Cette table ronde réunirait des représentants de l'Etat, de la presse, des commissions parlementaires concernées (majorité et opposition), de la direction de l'AFP, des syndicats nationaux et de leurs sections syndicales AFP. 

On connaît l'état des médias en France, les concentrations de presse aux mains de quelques d'industriels amis du pouvoir, les nominations par le plus haut niveau de l'Etat dans le secteur public audiovisuel.

L'AFP est l'un des derniers «bastions» de liberté de la presse où encore les journalistes peuvent effectuer leur travail de collecte et mise en forme de l'information sur les cinq continents, sans pression ni économique ni politique.

L'impact d'une dépêche AFP dans les rédactions est tel que l'Agence ne peut être livrée à des intérêts partisans avec tous les risques d'occultation de pans entiers de l'actualité qui en découleraient. La parole de la minorité parlementaire et des mouvements sociaux en seraient les premiers touchés.

La transformation et le changement de statut de l'AFP conduirait à un déni de démocratie du fait d'une reprise en main idéologique par le pouvoir politique. Que ce soit par l' «étatisation» dans un premier temps (société anonyme à capitaux publics) ou la privatisation (à des grands groupes privés) dans un second temps.

A l'heure de l'explosion de sources d'informations non fiables, non traçables et non vérifiés, «le brouhaha des blogs, des tweets et des formules» comme le décrit le président américain Barack Obama, il est fondamental que seule une information digne de confiance et indépendante existe encore.

  « le choix entre profit et progrès est un mauvais choix, l'âge d'or du journaliste reste à venir »

(Barack Obama, président américain)

 

EC pour Le Torchon Rouge

 

 

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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /2009 11:06
Le Torchon Rouge publie ici une lettre ouverte du snj-CGT de l'Agence France-Presse adressée à son PDG, Pierre Louette. Alors que le changement de statut et le passage au tout "multimédias" sont dans les cartons des ministères, la précarité est au augmentation dans l'entreprise.

Note-Syndicat-SNJ-CGT

PARIS, 06/07/2009 - Lettre ouverte du SNJ-CGT à M. Pierre Louette, PDG de l’AFP


Monsieur le Président Directeur Général,


La Direction des ressources humaines de l’Agence a récemment signifié à tous les correspondants locaux de plus de 70 ans, du réseau France de l’Agence France-Presse, leur mise à la retraite d'office.

Ce choix, qui paraît sage, a pourtant été pris sans concertation avec les personnels statutaires des bureaux de province, et ne laisse que très peu de latitude pour trouver des remplaçants dans un délai très court.

Cette décision démontre (une fois de plus) des méthodes de gestion pour le moins brutales et une imprévoyance totale de la direction pour le suivi rédactionnel de la couverture française.

L’AFP se met en conformité avec la loi telle que définie par l’article L. 1237-5 du Code du travail et son décret d'application n° 2008-1515 du 30 décembre 2008. Le SNJ-CGT ne peut que s’en réjouir.

Vous n’ignorez pas la loi.

Vous ne pouvez donc méconnaître la gestion arbitraire subie par nombre de précaires, CDD et pigistes collaborant depuis de nombreuses années avec l’Agence, régulièrement et de manière permanente, pour certains toute leur carrière, et travaillant sur les mêmes plannings aux mêmes postes que leurs collègues sous contrat à durée indéterminée.

Et vous n’êtes pas sans savoir qu’au cours des dernières années de nombreuses décisions civiles ont condamné des entreprises de presse pour utilisation abusive des pigistes et CDD en requalifiant leurs contrats.

Pourtant cette gestion illicite se poursuit au sein de notre entreprise.

Déjà votre intransigeance a mené la direction de l'AFP à être condamnée par la Cour d’appel de Paris dans l’affaire l'opposant à 23 reporter-photographes pour la reconnaissance de leurs droits d’auteur.

Pour cette raison vous pouvez considérer la présente comme une mise en demeure à laquelle, si vous manquiez d’y déférer, le caractère intentionnel de l’infraction à la législation sur les CDD et journalistes professionnels commise par le chef d’entreprise serait établi, avec les suites légales qui pourront y être données.

Nous insistons sur le fait que notre démarche vise simplement à faire cesser le trouble illicite constaté au vu de toutes les jurisprudences.

Soyez assuré, monsieur le Président, tant de notre dévouement à l’agence France-Presse et à notre métier que de notre détermination à ce que la loi y soit respectée.


SNJ-CGT, Paris le 6 juillet 2009

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Rapido !

En direct des studios
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a rappelé la chaîne Direct 8 (groupe Bolloré) à ses obligations "d'honnêteté" à la suite d'une émission de Jean-Marc Morandini retransmettant les funérailles de Michael Jackson le 7 juillet dernier.
En effet, l’émission présentait des images incrustées de deux journalistes commentant la cérémonie avec la mention "En direct de Los Angeles", alors que les journalistes étaient dans les studios de Direct 8". Vive la déontologie !

Pic de H1N1 dans les JT

Près de 700 sujets ont été consacrés à la grippe H1N1 dans les journaux télévisés français depuis son apparition au Mexique, une communication "à outrance" plus importante qu'à l'époque de la vache folle, selon une étude de l'Institut national de l'Audiovisuel (Ina).

Cette année, la grippe H1N1 a donné lieu à 680 sujets, soit un sujet sur deux de la rubrique "santé", selon le baromètre thématique des JT de l'Ina. Un pic de 41 sujets a été atteint le 30 avril.

Du 24 avril au 4 mai, au moment de la propagation de la grippe depuis le Mexique, 200 sujets ont été consacrés à la maladie, soit 10 sujets par jour en moyenne.

"Désormais, informer, même à l'outrance, contribuerait à diminuer le risque", toujours selon l'Ina.

L'Institut de veille sanitaire (INVS) chiffre le nombre de morts par an, provoquées par les cancers d'origine professionnelle, dans une fourchette allant de 6.000 à 12.750. 70% des 2,4 millions de salariés exposés à des produits cancérigènes sont des ouvriers. Pas un mot dans les JT.

 

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Dessin extrait de La Décroissance, n°38,
avril 2007. BD de Dom et Druilhe
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