Communiqué du
SNJ-CGT
Le SNJ-CGT exprime sa totale solidarité aux journalistes et salariés du Parisien en
grève. Après avoir décapité la direction de la rédaction, la direction du groupe taille dans les effectifs: 10 emplois administratifs sont supprimés. 25 journalistes
ne seront pas remplacés après leur départ volontaire.
M. Hornain, directeur général, a estimé, sur France Info, que "ce n'est pas un remède de
cheval”. Pour le SNJ-CGT, le "remède" administré par la direction du groupe vise à détruire l'emploi et n'est surtout pas destiné à renforcer les projets rédactionnels et la qualité du titre.
D'autres suppressions d'emplois sont en préparation avec la mutualisation des éditions départementales de la petite couronne. La direction entend aussi dénoncer l'accord 35 heures
(travailler plus pour gagner moins). Des projets rédactionnels ambitieux nécessitent des moyens ambitieux. Ce n'est pas la voie choisie par la direction du Groupe Amaury.
Alors que les départs
négociés se multiplient à la SNC L'Equipe, 149 journalistes avaient déjà tenu à exprimer leur solidarité à leurs collègues du Parisien dans une motion adoptée à la
mi-octobre.
Le SNJ-CGT appelle tous les journalistes et tous les
autres salariés du Groupe Amaury à s'unir pour s'opposer à ces attaques, défendre l'emploi et les acquis sociaux.
Montreuil, le 27 novembre 2009
Près de 700 sujets ont été consacrés à la grippe H1N1 dans les journaux télévisés français depuis son apparition au Mexique, une communication "à outrance" plus importante qu'à l'époque de la vache folle, selon une étude de l'Institut national de l'Audiovisuel (Ina).
Cette année, la grippe H1N1 a donné lieu à 680 sujets, soit un sujet sur deux de la rubrique "santé", selon le baromètre thématique des JT de l'Ina. Un pic de 41 sujets a été atteint le 30 avril.
Du 24 avril au 4 mai, au moment de la propagation de la grippe depuis le Mexique, 200 sujets ont été consacrés à la maladie, soit 10 sujets par jour en moyenne.
"Désormais, informer, même à l'outrance, contribuerait à diminuer le risque", toujours selon l'Ina.
L'Institut de veille sanitaire (INVS) chiffre le nombre de morts par an, provoquées par les cancers d'origine professionnelle, dans une fourchette allant de 6.000 à 12.750. 70% des 2,4 millions de salariés exposés à des produits cancérigènes sont des ouvriers. Pas un mot dans les JT.
